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	<title>Circuit court</title>
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		<title>Circuit court</title>
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		<title>Circuit Court pour l'art vid&#233;o, Marseille l'Hebdo, mardi 29 juin 2010</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Depuis 1992, l'association Circuit Court, d'abord &#224; Paris puis &#224; Marseille &#224; partir de 1995, a constitu&#233; une collection de plusieurs centaines de films d'artistes. Apr&#232;s une longue p&#233;riode d'inventaire et de transfert sur des supports num&#233;riques, la totalit&#233; de ce fonds, d&#233;di&#233; essentiellement &#224; l'exp&#233;rimental, m&#233;ritait bien un lieu pour &#234;tre r&#233;uni. &lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s des ann&#233;es d'itin&#233;rance, au gr&#233; des &#233;changes et des partenariats, Claude Bossion et son &#233;quipe viennent ainsi d'investir un local situ&#233; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://circuit-court.org/?-Presse-" rel="directory"&gt;Presse&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_397 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://circuit-court.org/local/cache-vignettes/L500xH385/circuit_court_entete-fc010.jpg?1690594731' width='500' height='385' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Depuis 1992, l'association Circuit Court, d'abord &#224; Paris puis &#224; Marseille &#224; partir de 1995, a constitu&#233; une collection de plusieurs centaines de films d'artistes. Apr&#232;s une longue p&#233;riode d'inventaire et de transfert sur des supports num&#233;riques, la totalit&#233; de ce fonds, d&#233;di&#233; essentiellement &#224; l'exp&#233;rimental, m&#233;ritait bien un lieu pour &#234;tre r&#233;uni.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s des ann&#233;es d'itin&#233;rance, au gr&#233; des &#233;changes et des partenariats, Claude Bossion et son &#233;quipe viennent ainsi d'investir un local situ&#233; au bout de la vallonn&#233;e rue du Commandant Mages.&lt;br class='autobr' /&gt;
Partageant les murs avec une autre association, Cin&#233;m&#233;moire, Circuit Court a fait sobre mais efficace.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'essentiel de cette galerie permanente repose sur un espace de visionnage am&#233;nag&#233; dans un recoin au fond &#224; droite. Un mur blanc fait office d'&#233;cran de projection et quelques fauteuils orange attendent le visiteur curieux d'art vid&#233;o d&#233;cal&#233;. Dans un esprit &#171; films faits &#224; la maison &#187; (en r&#233;f&#233;rence &#224; l'&#233;mission du m&#234;me nom sur Canal +), le Super 8 et autre format 16mm sont ici rois.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Beaucoup de courts ont &#233;t&#233; tourn&#233;s sur la dur&#233;e d'une bobine, pr&#233;cise Agn&#232;s O'Martin, qui g&#232;re l'accueil du public. Des films tourn&#233;s-mont&#233;s. Nous avons aussi de nouvelles acquisitions en vid&#233;o, plus longues. Le d&#233;nominateur commun, c'est du cin&#233;ma ind&#233;pendant, sans production ni moyen. Souvent de l'auto-filmage avec un point de vue sur le quotidien. Certains peuvent faire penser &#224; du surr&#233;alisme &#187;. Claude Bossion fait partie de ce collectif de r&#233;alisateurs &#171; qui revendiquent le bricolage et assuraient une programmation itin&#233;rante allant du centre associatif au festival international &#187;. Encore en p&#233;riode de rodage, le lieu Circuit Court, &#171; fen&#234;tre ouverte &#187;, envisage par la suite de proposer des expositions &#171; sous la forme d'installations. Des artistes pourront aussi venir y pr&#233;senter leur film en cours, d&#233;battre &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Maeva Aubert, les soir&#233;es nomades de la Fondation Cartier pour l'art contemporain</title>
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		<dc:date>2009-10-07T15:09:15Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>@Aubert*Maeva</dc:creator>



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&lt;p&gt;Pour paraphraser Robert Filiou que les films soient bien faits, mal faits ou presque pas faits, selon ce qu'il nomme &#224; juste titre son &#171; principe d'&#233;quivalence &#187;, l'essentiel reste ce qu'ils sont. Les films sans qualit&#233; d&#233;jouent ce que l'&#233;poque d&#233;nomme &#171; politically correct &#187; &#224; travers des actes filmiques parfois d&#233;routants. &lt;br class='autobr' /&gt; Les films sans qualit&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'heure o&#249; le monde m&#233;diatique pr&#233;domine jusque dans la cr&#233;ation artistique, avec un soucis de bonne conscience en donnant mauvaise (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://circuit-court.org/?-Presse-" rel="directory"&gt;Presse&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour paraphraser Robert Filiou que les films soient bien faits, mal faits ou presque pas faits, selon ce qu'il nomme &#224; juste titre son &#171; principe d'&#233;quivalence &#187;, l'essentiel reste ce qu'ils sont. Les films sans qualit&#233; d&#233;jouent ce que l'&#233;poque d&#233;nomme &#171; politically correct &#187; &#224; travers des actes filmiques parfois d&#233;routants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les films sans qualit&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; le monde m&#233;diatique pr&#233;domine jusque dans la cr&#233;ation artistique, avec un soucis de bonne conscience en donnant mauvaise conscience, &#224; une &#233;poque o&#249; s'engager pour Sarajevo t&#233;moigne d'un geste h&#233;ro&#239;que, il y a aussi en contrepartie une r&#233;sistance silencieuse qui participe &#224; une subversion du conformisme, de la r&#233;f&#233;rence &#224; tout prix, en d&#233;veloppant une esth&#233;tique de la d&#233;simplication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Claude Bossion, Henri-Fran&#231;ois Imbert et Philippe Stepczak cin&#233;astes ind&#233;pendants, font face &#224; la complaisance g&#233;n&#233;rale d'un cin&#233;ma qui s'enterine dans le carcan du divertissement ou de la jouissance r&#233;tinienne, ils sont aussi les t&#233;moins actifs d'une prise de position qui, certes, n'est pas nouvelle mais qui persiste malgr&#233; le temps. On pense alors &#224; un esprit subversion &#224; travers l'absurde, l'ironique et le ludique, qui s'applique &#224; d&#233;router la &#171; soi disant &#187; notion de sens par une d&#233;sacralisation syst&#233;matique du m&#233;dium, ici le cin&#233;ma. Il serait imprudent d'attribuer une filiation aux films d'Henri Fran&#231;ois Imbert, philippe et Claude. On serait bien s&#251;r, tent&#233; de parler des Situationnistes, des lettristes ou de DADA et Fluxus ? Cependant, ils ne se limitent pas &#224; reproduire des sch&#233;mas sans les comprendre ou plut&#244;t sans les sentir. Il n'est pas ici question de d&#233;marches analytiques mais de reconnaissances ou d'affinit&#233;s &#233;lectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car si l'on peut rapprocher l'appropriation du film de famille trouv&#233; aux puces (comme le repas champ&#234;tre, sur une communion solennelle ou Essai d'incoh&#233;rence film&#233; probablement au Clud Med) avec le ready-made, il est possible de qualifier le travail de chacun &#171; facile &#187; : ... &#171; ... Il ne faut pas faire les choses avec trop d'importance dans le domaine artistique, il faut laisser les choses couler d'elles-m&#234;mes et ne pas trop r&#233;fl&#233;chir, &#224; ce que l'on fait, se faire entendre, etc. &#187; Mais pourquoi ne pas envisager le droit &#224; la paresse ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car ce n'est ni la difficult&#233;, ni les prouesses &#171; esth&#233;tisantes &#187; qui constituent le travail de chacun mais un certain &#233;lan cr&#233;atif et une imm&#233;diatet&#233; de l'action. Et tant pis si certains inconditionnels de la culture &#233;litiste du cin&#233;ma &#171; d'auteur &#187;, du tr&#232;s v&#233;n&#233;r&#233; cin&#233;ma &#171; d'art et essai &#187; peuvent qualifier leur d&#233;marche de &#171; fumisterie &#187; ou de films potaches, ou plut&#244;t tant mieux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourquoi ne pas filmer la vie dans sa simplicit&#233;, afin d'ins&#233;rer une peu de cette vie, aussi banale et insignifiante soit-elle, dans la sph&#232;re de l'art afin de le d&#233;dramatiser ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les films d'Henri-Fran&#231;ois Imbert, Philippe Stepczak et Claude Bossion ne se soumettent pas &#224; des mod&#232;les d&#233;j&#224; inscrits dans les films d'auteurs mais se constituent par des rejets (&lt;i&gt; Essai d'incoh&#233;rence&lt;/i&gt; ce n'est pas bien de prendre les choses des autres, surtout ceux qui font des choses dans le m&#234;me domaine... &#187;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prendre comme dynamique l'instabilit&#233; qui diff&#232;re toute affirmation et se constitue en d&#233;jouant tout discours. Lorsque le film est comment&#233; de mani&#232;re h&#233;sitante et maladroite, il ne signifie rien d'autre que sa perte, sa destruction, un constat d'&#233;chec par l'&#233;vanouissement du sens mis en &#233;vidence en &#171; parlant pour ne rien dire &#187; ( &lt;i&gt;Marx et les recollets, Gouizette, Essais d'incoh&#233;rence&lt;/i&gt; : ...donc voil&#224; ce film, il ne fait pas trop faire attention , on n'est pas des dieux , il faut laisser les choses se faire &#187; .)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leurs films tendent &#224; suspendre le jugement par la d&#233;rision. Il n'existe pas de mot d'ordre mais plut&#244;t une attitude sceptique et d&#233;concertante. Par ce processus, les Films sans qualit&#233; tentent de neutraliser la conformit&#233;. Notre &#233;poque pense dans l'inexactitude, cela n'est peut-&#234;tre rien d'autre que l'incapacit&#233; &#224; analyser l'histoire contemporaine, faute de recul. Les films sans qualit&#233; sont justement le reflet de cette difficult&#233; &#224; ne pas se laisser embrigader dans les prises de position trop affirmatives. Ils sont l'expression du doute et de l'incertitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourquoi la qualit&#233; serait- elle l&#233;gitime ? Pour paraphraser Robert Filiou que les films soit bien faits, mal faits ou presque pas faits, selon ce qu'il nomme &#224; juste titre son &#171; principe d'&#233;quivalence &#187;, l'essentiel reste ce qu'ils sont. Les films sans qualit&#233; d&#233;jouent ce que l'&#233;poque d&#233;nomme &#171; politically correct &#187; &#224; travers des actes filmiques parfois d&#233;routants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers ses films sur ses parents Henri-Fran&#231;ois Imbert montre la potentialit&#233; du film de famille, comme approche pour le documentaire, Papa tond la pelouse est pourtant un documentaire qui traduit la subjectivit&#233; d'une relation filiale sans emprunter les codes normalis&#233;s du didactique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ces films &#224; l'aspect volatile, tant dans la fugacit&#233; de l'image que dans la figure non &#233;loquente et improvis&#233;e des commentaires post-synchro marquent leur caract&#232;re &#233;ph&#233;m&#232;re, &#233;vanescent et jouent sur un &#233;tat d'esprit qui ironise sur leur capacit&#233; techniques et non sur leurs recherches d'un point de vue &#224; exprimer. Dans Gouizette, Claude Bossion a film&#233; quotidiennement sa chienne en train de faire ses besoins, tandis qu'il questionne indirectement &#224; travers elle sur la condition sur cin&#233;ma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'aspect &#171; bouffon &#187; que repr&#233;sentent les fils sans qualit&#233;s, bien qu'ils aboutissement &#224; des aspects diff&#233;rents, active une mise en question en s'opposant &#224; toutes les formes de satisfaction visuelles de complaisance. C'est cette attitude critique qui permet de mesurer le discours latent &#224; l'&#339;uvre. Le film n'est plus un faire-valoir artistique car la part d'imposture est marqu&#233;e par une ironie d&#233;vastatrice qui alt&#232;re son objet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maeva AUBERT Paris le 22 octobre 1994&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Carole Boulb&#232;s, in Art Press, N&#176;190, avril 1994, p.92</title>
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		<dc:date>2009-09-30T11:42:37Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;Les cin&#233;astes ind&#233;pendants de Circuit-court sont anim&#233;s par une &#233;tonnante volont&#233; de r&#233;unir, &#233;diter, de diffuser les &#171; films sans qualit&#233; &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt; Voici deux ans, Circuit court association d'une poign&#233;e de jeunes cin&#233;astes ind&#233;pendants r&#233;v&#233;lait au public Parisien les films super 8 de Pierrick Sorin. (1) &lt;br class='autobr' /&gt;
La seconde manifestation du groupe dans l'espace de Confluence, a permis de rassembler d'autres talents sous l'&#233;tendard peu commun du &#187; film sans qualit&#233; &#187; sans pr&#233;tention et sans aucun (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://circuit-court.org/?-Presse-" rel="directory"&gt;Presse&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les cin&#233;astes ind&#233;pendants de Circuit-court sont anim&#233;s par une &#233;tonnante volont&#233; de r&#233;unir, &#233;diter, de diffuser les &#171; films sans qualit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voici deux ans, Circuit court association d'une poign&#233;e de jeunes cin&#233;astes ind&#233;pendants r&#233;v&#233;lait au public Parisien les films super 8 de Pierrick Sorin. (1)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde manifestation du groupe dans l'espace de Confluence, a permis de rassembler d'autres talents sous l'&#233;tendard peu commun du &#187; film sans qualit&#233; &#187; sans pr&#233;tention et sans aucun montage. Dans ces films brefs (rarement plus de trois minutes), le gag visuel, l'image libert&#233;, le refus de l'illusion cin&#233;matographique et de la litt&#233;rature film&#233;e &#233;tait de nouveau au rendez-vous. Camouflet &#224; tous les puristes du cin&#233;ma : et si la perfection technique &#233;tait subsidiaire ? Amateur &#233;clair&#233;, le &#171; cin&#233;aste sans qualit&#233; &#187; appr&#233;cie la fragilit&#233;, l'obsolescence et la raret&#233; du format super 8, qu'il pr&#233;f&#232;re de loin &#224; la joie du cin&#233;mascope ou de l'image cathodique effa&#231;able &#224; volont&#233;. Privil&#233;giant le risque, il n'est pas loin de consid&#233;rer le montage comme une supercherie un peu trop facile, un peu trop &#233;loign&#233; du mat&#233;riau brut. Ainsi Pip Chodorov pi&#232;ge-t-il notre perception dans un aller-retour entre photographies et prises de vues r&#233;elles qui par pixillations successives, nous ram&#232;ne &#224; un portrait de lui-m&#234;me. &lt;br class='autobr' /&gt;
Rush virtuose, son film n&#176;4 est enti&#232;rement mont&#233; dans la cam&#233;ra. Et si le sc&#233;nario n'&#233;tait qu'un d&#233;tail ? Le film sans qualit&#233; d&#233;tourne et parodie le banal quotidien : prendre son repas en famille, regarder papa tondre la pelouse, faire des pompes, aller aux chiottes (3)... Aux antipodes de la logique narrative et des s&#233;ries bien ficel&#233;es de la cin&#233;-t&#233;l&#233;, Claude Bossion et Arnaud Romet mettent en sc&#232;ne les p&#233;rip&#233;ties d'une &#171; poule &#187;. Pr&#233;sent&#233; simultan&#233;ment sur deux &#233;crans, l'animal est soumis aux s&#233;ances d'envo&#251;tement burlesque de deux marabouts anaglyphes de pacotille. &#192; la fois point d'interrogation et point d'exclamation, ce cin&#233;ma -l&#224; se situe constamment entre le personnel et le collectif, la subversion et le fou rire. Dans Tous la m&#234;me gal&#232;re, la voix off (voie off id&#233;ologique ? ) de Bossion &#233;voque Bakounine, &#171; cet manat fanatique de la libert&#233;' , tandis que la cam&#233;ra &#171; &#339;il &#187; v&#233;rit&#233; fait le constat e l'insouciance gaiet&#233; d'une journ&#233;e de loisirs (4).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme dans les meilleurs sc&#233;narios surr&#233;alistes, Circuit-court laisse &#233;galement une place au hasard et &#224; la trouvaille. En t&#233;moignant les deux &#171; films anonymes de famille &#187; trouv&#233;s aux puces de Montreuil, le film collectif r&#233;alis&#233; sur pellicules super 8 p&#233;rim&#233;e depuis plus de dix ans et la plage surprise r&#233;serv&#233;e aux cin&#233;astes &#171; inconnus &#187; qui souhaitaient projeter leur r&#233;alisations. N'en d&#233;plaise &#224; certains adeptes du recueillement et du silence g&#234;n&#233; devant les merveilles du 7e art, le spectacle &#233;tait dans la salle (certains films muets furent merveilleusement sonoris&#233;s), hors de la salle autant que sur l'&#233;cran. Go&#251;tant tout particuli&#232;rement les situations ludiques et les calembours, le public salua&lt;i&gt; Krissements de Vrimages&lt;/i&gt;, auto-portrait griman&#231;ant de Christophe Bamy, coupl&#233; aux stridences musicales et aux rotations rapides d'une cam&#233;ra vertigineuse. Il balbutia ensuite avec le b&#233;b&#233; de la Galaxie Barbouth, l'un des 1602 personnages du cin&#233;maton de G&#233;rard Courant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment, &#224; l'instar d'Olivier Bougnot et Maione, se lancer dans la production d'un film sans budget, comment organiser la diffusion d'un cin&#233;ma diff&#233;rent sans apports publics, ni priv&#233;s, voil&#224; des questions lui semblaient oubli&#233;es. Conscients de survenir avec l'expanded cin&#233;ma, le cin&#233;ma d'avant-garde, autre, pur, exp&#233;rimental, underground ... Les cin&#233;astes ind&#233;pendants de Circuit-court sont anim&#233;s par une &#233;tonnante volont&#233; de r&#233;unir, &#233;diter, de diffuser les &#171; films sans qualit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Carole Boulb&#232;s&lt;br class='autobr' /&gt;
in Art Press, N&#176;190, avril 1994, p.92&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Espace confluence&lt;br class='autobr' /&gt;
28/29 janvier 1994&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1)	Le programme indiquait &#233;galement la projection d'une vingtaine de films dont ceux de Michel Nedjar et Yann Beauvais ainsi que ceux des fondateurs de Circuit-court : Christophe Bamy, Claude Bossion, Oliver Bougnot, Maione De Quelroz Silva. &lt;br class='autobr' /&gt;
Confluence est situ&#233; dans le 20 &#232;me arrondissement de Paris&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(2)	Les films devaient &#234;tre mont&#233;s dans la cam&#233;ra au moment du tournage, sans aucun montage ult&#233;rieur. Dans une certaine mesure, cette approche prend source dans le cin&#233;ma de Brakhage qui valorise le montage fluide, mobile, o&#249; les raccords de plans s'op&#232;rent par des surimpressions, des mouvements internes l'image.&lt;br class='autobr' /&gt;
(3)	Par exemple, les films de H.F.Imbert, P.Merejkowsky, et P.Sorin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(4) Le cin&#233;aste filme ses amis en train de faire de la barque sur le lac de Vincennes ! Ce principe du d&#233;calage entre la bande son &#224; contenu id&#233;ologique et l'image film&#233;e, rappelle in&#233;vitablement les films lettristes de Maurice Lema&#238; tre. La r&#233;flexion sur le cin&#233;ma en train de se faire, intervenant dans le film lui-m&#234;me peut &#233;galement &#233;voquer le film &lt;i&gt;The End&lt;/i&gt; de Mac Laine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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